PressReader choisit Bordeaux pour installer son bureau EMEA

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Les cofondateurs de PressReader, Igor Smirnoff et Nikolay Malyarov, ont lancé hier officiellement leur bureau français de Bordeaux.
Les cofondateurs de PressReader, Igor Smirnoff et Nikolay Malyarov, ont lancé hier officiellement leur bureau français de Bordeaux. (Crédits : DR)
Le groupe canadien de presse digitale PressReader, qui diffuse 6.000 titres dans le monde, s’installe à Bordeaux où il a recruté 6 personnes pour se déployer sur la zone Europe Moyen-Orient Afrique (EMEA). Frédéric Sitterlé, son vice-président, nous explique pourquoi il a choisi la ville.

Créé à Vancouver au Canada en 1999, le groupe de presse digitale PressReader, qui distribue en ligne 6.000 journaux et magazines (500 titres en France) dans 120 pays en 17 langues, a choisi Bordeaux pour installer son bureau de développement vers la zone Europe Moyen-Orient Afrique (EMEA). Ce réseau de distribution B to B to C propose à ses 40.000 clients dans le monde (historiquement bibliothèques, hôtels, croisières, compagnies aériennes et sociétés de transport...) de financer un accès illimité à la presse en ligne pour le mettre gratuitement à disposition de leurs propres clients.

"Même si les gens lisent de plus en plus, ils achètent de moins en moins de presse, explique Frédéric Sitterlé, vice-président de PressReader depuis 2014, nommé directeur du bureau EMEA. Notre travail est de trouver des entreprises qui paient la presse pour offrir les journaux à leurs clients. Cela améliore leur expérience clients, l'enjeu étant de faire en sorte que ces clients viennent plus souvent et restent plus longtemps : c'est un outil de fidélisation."

Le groupe, qui travaille aussi beaucoup avec les administrations, gouvernements, entités publiques, assure que les éditeurs de journaux ont tout intérêt à travailler avec ce kiosque numérique international qui peut être un canal de distribution supplémentaire, leur permettant de toucher une audience mondiale et de faire découvrir leur titre à de nouveaux publics, chaque exemplaire lu étant payé et l'audience étant comptabilisée de manière officielle par des organismes tels que l'ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias).

"C'est un modèle vertueux pour les journaux : nous leur permettons d'être présents sur un point de lecture auquel ils n'ont pas accès et nous reversons une redevance fixe à l'éditeur que nous aidons à être plus présent auprès de sa cible. Nous faisons en sorte que chaque titre trouve sa cible, les journaux augmentant ainsi la visibilité de leur marque et la diffusion de leur site."

Car PressReader est plus qu'un simple kiosque numérique puisqu'il propose des PDF enrichis avec des fonctionnalités avancées, lecture en format adapté smartphones, tablettes ou ordinateurs, partage, traduction automatique mais aussi un canal de communication type Newsfeed via lequel chaque éditeur peut adresser des messages personnalisés à tous les lecteurs de son PDF.

De nouveaux secteurs à développer

Le groupe, qui emploie aujourd'hui 500 personnes et se dit profitable depuis 9 ans (chiffre d'affaires non communiqué), ambitionne désormais de se déployer sur la zone EMEA. Il a choisi de le faire depuis un bureau installé à Bordeaux, où il vient de recruter 6 personnes auxquelles vont s'ajouter 25 VIE (volontariat international en entreprise) pour ouvrir des bureaux en Allemagne dans un premier temps, puis en Afrique du Sud, Espagne, Côte d'Ivoire ou Iran.

"PressReader développe une activité depuis de nombreuses années en Europe, qui représente 40 % de l'activité du groupe aujourd'hui mais était géré depuis Vancouver. En 18 mois, nous avons multiplié par 3 la taille de notre réseau de distribution de la presse en ligne sur la zone Europe Moyen-Orient Afrique. Notre choix avec ce bureau est de développer une présence locale pour être plus proche des éditeurs et des clients. C'est le dispositif du VIE qui nous a conforté dans cette démarche de créer un bureau en France, pays qui pour nous est très dynamique. Nous avons bénéficié d'un soutien fort d'Invest in Bordeaux qui nous accompagne depuis un an, de la dynamique du réseau French Tech, mais aussi de la Ville et de la Métropole avec Virginie Calmels qui, dès le départ, a compris l'opportunité. Business France nous soutient également énormément dans notre démarche VIE."

Le groupe précise qu'il a aussi choisi Bordeaux pour la future arrivée de la LGV vers Paris ou encore pour l'excellence de son système de santé, puisqu'il compte développer son offre à destination des cliniques et des hôpitaux. De nouvelles verticales sont également à l'étude : opérateurs télécom, restaurants (c'est le cas avec Flunch par exemple), centre de congrès et manifestations thématiques organisées à Bordeaux, outlets et boutiques, fournisseurs de wifi avec des entreprises bordelaises comme Urban Koncept, qui développe des solutions hotspot sur mesure, pour proposer un wifi enrichi d'une offre de presse.

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