Deliveroo débarque sur les plages d’Arcachon

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Après les rues des grandes métropoles, Deliveroo teste, à Arcachon, la livraison de repas sur les plages
Après les rues des grandes métropoles, Deliveroo teste, à Arcachon, la livraison de repas sur les plages (Crédits : D.R)
Spécialisée dans la livraison de plats cuisinés via une application numérique, Deliveroo est présente en France dans 12 villes dont une seule station balnéaire : Arcachon. La startup y propose cet été des livraisons sur la serviette de plage… ou presque. Un test amené à être dupliqué dans d'autres stations balnéaires s'il s'avère concluant.

L'été, sur la plage, transformer les serviettes de bain en nappes n'a rien d'original. On appelle ça un pique-nique. Ce que propose la société Deliveroo à Arcachon cet été l'est un tout petit peu plus.

La startup anglaise, spécialisée dans la livraison, à vélo et en moins de 30 minutes, de plats cuisinés, était jusque-là déployée dans 12 pays et uniquement dans les grandes métropoles. En France, Deliveroo est présent dans 12 villes où elle compte plus de 1.000 restaurants adhérents. Jusqu'à il y a quelques jours, Bordeaux était la seule ville de la Nouvelle-Aquitaine couverte par Deliveroo. Cet été, la startup ajoute donc avec Arcachon la première station balnéaire figurant dans sa proposition de service.

Livraison en 30 minutes, à l'entrée de la plage

A ce jour, 20 restaurateurs d'Arcachon ont adhéré au service proposé par Deliveroo.

"C'est déjà un bon résultat qui nous permet de faire une proposition large aux utilisateurs de notre service" explique Guillaume de Richemont, manager pour le grand Sud-Ouest de Deliveroo France. "Cela va de la pizza au hamburger, en passant par le plat traditionnel, la glace jusqu'au plateau de fruits de mer."

Ainsi, moyennant un coût supplémentaire de 2,5 €, les vacanciers peuvent (uniquement à partir du montant minium de commande de 12 €),  se faire livrer leur repas directement sur leur spot de bronzage... ou presque, car les vélos des livreurs n'aiment pas le sable.
Du coup, les 30 bikers déjà disponibles à Arcachon assureront, entre 11 h et 23 h, les livraisons en moins de 30 minutes à l'entrée des plages.

A Arcachon, ce service n'a pas vocation à passer le cap de la saison estivale, mais si le test s'avère positif, d'autres stations balnéaires françaises verront les cyclistes livreurs de Deliveroo débouler l'été prochain.

Jusqu'à 30 % du CA d'un restaurant ?

A Bordeaux, Deliveroo qui compte 6 salariés permanents à ce jour, a commencé son service le 19 octobre dernier seulement. La startup, qui enregistre nationalement une croissance hebdomadaire à deux chiffres, y compte déjà plus de 200 livreurs, généralement auto-entrepreneurs, payés 7,5 €/h, bénéficiant de bonus (entre 2 et 4 euros par course) en fonction du nombre et de la ponctualité des livraisons.

Le modèle économique de Deliveroo repose en grande partie sur les commissions facturées aux restaurateurs et qui peuvent aller jusqu'à 30 % du montant de la commande dont le panier moyen s'élève à 30 €. 30, un chiffre magique chez Deliveroo ? Il faut croire car, dixit Deliveroo, pour certains restaurateurs adhérents à son service de livraison, l'activité peut représenter jusqu'à 30 % du chiffre d'affaires quotidien.

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Commentaires
a écrit le 30/06/2016 à 23:51 :
J'espère qu'à Arcachon, ils n'ont pas un concurrent du Mistral parce que par chez nous, manger sur la plage, c'est sympa par temps calme. Avec du vent, c'est "assaisonnement au sable gratuit" et comme nous ne pondons pas des œufs, le calcaire n'a rien d'intéressant pour nous, puisque nous ne fabriquons pas de coquilles. Sinon, se faire livrer chez soi un repas fait par un vrai restaurant, ce doit être sympa, c'est tout de même mieux qu'une pizza.
a écrit le 30/06/2016 à 21:17 :
Et puis ca va creer de l'emploi dans le nettoyage (des plages).
Parce que si on se fait livrer ses assiettes plastiques (ou polystirene) sur la plage, c'est pas en plus pour s'encombrer en les ramassant.
Et puis les mouches...

Le top, ca serait une livraison directement dans l'eau, avec une petite table gonflable, ou une planche polystirene... a mediter.
Et surtout trouver un financement de la BPI...

On n'arrete pas le progres!!!
a écrit le 30/06/2016 à 16:39 :
C'est certain il est bien plus prudent de rester chez soi à ne rien faire!
N'entreprenons rien, surtout, c'est dangereux.
a écrit le 30/06/2016 à 11:42 :
Et les salariés combien sont ils rémunérés ? Ont ils des primes de risques, je pense aux cyclistes notamment ? Leurs conditions de travail sont comment ?

Leur couverture sociale est elle bonne ?
Réponse de le 30/06/2016 à 12:42 :
A pole emploi, leurs conditions de travail sont bien meilleures.
Réponse de le 02/07/2016 à 16:34 :
c'est pas de salariés, c'est un partenariat ;-)

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