VDLV à la conquête des USA

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Déjà présents dans plus de 20 pays, les e-liquides de VDLV prennent désormais la direction des USA
Déjà présents dans plus de 20 pays, les e-liquides de VDLV prennent désormais la direction des USA (Crédits : P.R)
Confrontée à une érosion de son chiffre d’affaires lors du dernier exercice, la société Vincent dans les vapes (VDLV) à Pessac, spécialisée dans la production de e-liquides pour cigarettes électroniques, fait évoluer sa stratégie. Au menu, nouvelle marque et renforcement de la présence à l'export... notamment outre-Atlantique.

Créée en 2012 à l'issue de un an et demi de R&D assurée par Vincent Cuisset, ingénieur de recherche bordelais, la société VDLV développe depuis, la mise au point et la commercialisation de liquides pour cigarettes électronique de la marque "Vincent dans les vapes". Une collection de e-liquides 100 % made in Pessac (33), près de Bordeaux, qui a rencontré un succès commercial immédiat. Dès le premier exercice (septembre 2012 - septembre 2013), la société réalisait 2,7 M€ de chiffre d'affaires.

"Nous étions en plein boom du phénomène cigarette électronique, la demande en produits parfaitement tracés, élaborés en France avec des arômes naturels est arrivée au bon moment pour un public avide de tenter l'arrêt du tabac mais ayant besoin d'être rassuré sur ce qu'il inhale", explique Charly Pairaud, cofondateur de la société.

Un boom qui s'est traduit par l'explosion du nombre de points de vente de solutions e-cigarettes en France, et partout dans le monde. Cette croissance fulgurante des points de vente s'est traduite par une évolution du chiffre d'affaires de VDLV. Lors de l'exercice 2013-2014, le CA frise avec les 5 M€ (4,9 M€).

Cirkus : marque anti-crise ?

Lors de son dernier exercice, la société qui compte 50 salariés (42 à VDLV, 8 au sein du laboratoire français du e-Liquide - LFEL à Pessac) a vu son activité reculer.

"Nous allons réaliser un CA de 3,5 M€. Ce recul s'explique par le fait que le marché souffre des différentes campagnes de dénigrement nées de publications d'études qui n'étaient pas favorables à la e-cigarette. Il est aussi venu du fait que, commercialement, le marché, au moins en France, semble mature", analyse Charly Pairaud.

Dès le prochain exercice, VDLV entend corriger le tir. Cela passera, notamment, par le lancement d'une nouvelle marque de e-liquide.

"Baptisée Cirkus, cette marque est réalisée avec la même rigueur que pour les produits Vincent dans les vapes, mais avec des arômes de synthèse. Elle garantit une marge vitale pour les distributeurs qui souffrent, notamment ceux qui sont installés en centre-ville où les prix du mètre carré de commerce sont très élevés", explique la direction de VDLV.

Le lancement de cette gamme Cirkus, plus grand public et demandée par les distributeurs qui voient dans VDLV un fournisseur rassurant sur tous les plans, s'accompagne d'une stratégie à l'export renforcée. Distribuée dans 22 pays, la production de VDLV est de plus en plus présente en Allemagne et au Royaume-Uni, marchés qui semblent s'éveiller à la cigarette électronique. Mais c'est outre-Atlantique, aux USA et tout particulièrement au Texas, que VDLV pousse ses pions actuellement.

La conquête de l'ouest américain

Les USA sont, en volume, le premier marché mondial du vapotage, devant la France qui, per capita, fait sans doute mieux. Sur ce marché US, où les franchises de commerce de cigarettes électroniques et de e-liquides sont très peu nombreuses, voire inexistantes, VDLV vient de signer un accord avec un professionnel local de la franchise qui entend développer une nouvelle enseigne : "Vapology Story". La première ouvre au Texas, deux autres ouvertures sont en discussion, en Californie.

"Nous allons fournir les e-liquides Vincent dans les vapes à cette franchise", assure Charly Pairaud.

Fort de ces nouveaux marchés export, VDLV envisage d'inverser, dès le prochain exercice, "mais peut-être même avant !", glisse le co-dirigeant, la courbe de croissance de l'activité d'une société qui à d'autres ambitieux projets à même de renforcer encore son impact dans l'économie française de la vape.

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