50.000 emplois directs dans la filière viande en Nouvelle-Aquitaine

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L'élevage de bovins viande concentre plus de la moitié des emplois agricoles liés à la filière viande en Nouvelle-Aquitaine.
L'élevage de bovins viande concentre plus de la moitié des emplois agricoles liés à la filière viande en Nouvelle-Aquitaine. (Crédits : France Limousin Sélection.)
Alors que le Salon de l’agriculture bat son plein à Paris, coup de projecteur sur la filière viande en Nouvelle-Aquitaine. Une filière de qualité et diversifié selon une récente enquête de l’Insee. La filière viande génère près de 50.000 emplois directs en Nouvelle Aquitaine, 32.000 équivalents temps plein en amont, 17.400 salariés en aval. Décryptage.

Avec plus de 50.000 emplois directs, la filière viande occupe une place de choix en Nouvelle-Aquitaine. C'est ce que révèle l'Insee dans sa dernière enquête sur le sujet publiée en janvier. Dans le détail, en amont, 30.500 élevages produisent des animaux élevés pour la viande en 2010, soit 37 % des exploitations agricoles. L'emploi agricole strictement lié à la filière viande équivaut à 32.000 équivalents temps plein. La Corrèze, la Creuse, les Pyrénées-Atlantiques et la Haute-Vienne concentrent plus de la moitié des emplois.

Elevage : la filière bovine concentre plus de 50 % des emplois

La filière bovine est particulièrement bien représentée puisque l'élevage de bovins viande concentre plus de la moitié des emplois agricoles liés à la filière viande. La Nouvelle-Aquitaine, berceau de deux races majeures, la Limousine (57 % des effectifs régionaux) et la Blonde d'Aquitaine (19 %), est positionnée sur le haut de gamme pour les bovins destinés à l'abattage avec des productions Label Rouge bien plus présentes qu'au niveau national. Par ailleurs, un cinquième des jeunes bovins viande exportés par la France provient des élevages néo-aquitains.

L'élevage de volailles concerne 4.500 équivalents temps plein dans les exploitations avicoles spécialisées (hors ponte) avec surtout deux types de productions : les poulets sous signe de qualité et les canards gras (57 % du volume national). Les Landes et les Pyrénées-Atlantiques se distinguent sur cette production. Par ailleurs, plus de 20 % de la production française de viande ovine provient de Nouvelle-Aquitaine, principalement du nord de la région. La production de porcs demeure en revanche marginale. Elle ne concerne qu'un nombre réduit d'exploitations et ne contribue qu'à 8 % de la production nationale. Dans tous les cas, l'Insee met en avant des signes de qualité très présents.

En aval, 17.400 salariés

En plus de l'élevage, la filière emploie en aval 17.390 salariés en Nouvelle-Aquitaine, en grande majorité des ouvriers (2 sur 3). Les Deux-Sèvres, les Landes et la Dordogne sont les départements les plus concernés. L'abattage et la transformation de la viande constituent le segment principal avec 461 établissements et 12.600 salariés soit 72 % de l'aval de la filière. Le commerce intra filière emploie pour sa part 17 % des effectifs en aval avec 2.900 salariés répartis dans 693 établissements. Les intrants agricoles et agroalimentaires emploient 1.650 salariés dans 220 établissements.

Parmi les particularités à retenir : la filière viande, hors élevage est essentiellement composée d'établissements de moins de 10 salariés (78 %). Seuls 11 établissements emploient plus de 250 salariés et concentrent 22,5 % de l'effectif de la filière.

Des productions avicoles performantes

L'Insee souligne enfin que, "tant en amont qu'en aval de la filière, les productions avicoles sont performantes, reflétant le positionnement de la Nouvelle-Aquitaine sur les produits haut de gamme tel que le foie gras." Dans la région comme en France, les exploitations avicoles dégagent un excédent brut d'exploitation plus élevé que dans les autres exploitations produisant de la viande.

Pour l'Insee, de manière générale,

"l'enjeu de la filière est de tirer parti du positionnement sur les races haut de gamme et sur les signes de qualité et de maintenir des volumes de production suffisants pour assurer la viabilité des structures locales d'abattage, tout en faisant face aux exigences sanitaires et sociétales."

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